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CONTENU DU DEBAT
La réalité des quartiers
A quoi renvoient les expressions attachées à ces espaces : " cités à problème ", "zone de non droit "… ? Quelles images se construisent alors ? Souvent des images négatives. Certains proposent que l’on adopte une autre démarche et que l’on tente de relever les points positifs. Cela permettrait de ne pas tomber dans l’écueil de la stratégie du bouc émissaire.
En même temps à vouloir valoriser l’image des quartiers ne reviendrait il pas à occulter une grande partie de la réalité ? Quelle est cette réalité ? On fait le constat de la dégradation de la situation : accumulation et concentration des difficultés (chômage, échec scolaire, précarité, délinquance, toxicomanie, violence, exclusion.)
Etre vigilant
-à l’ethnicisation des problèmes
à bien distinguer les problématiques liées à l’immigration et celles relatives aux populations défavorisées. Un amalgame dangereux. De plus celles liées à l’immigration se rapprochent souvent de schémas connus pour le monde rural ou le monde ouvrier.
Les populations
Les jeunes :
Les difficultés énumérées semblent les toucher de manière plus spécifique.
Comprendre les comportements délictueux : dans 70’ conscience de l’infraction et du risque de sanction. Aujourd’hui cette conscience est modifiée par un fort sentiment de légitimité de l’acte délictueux, soit qu’il se justifie par la situation d’injustice sociale, soit qu’il le soit en réaction à des provocations sociales.
Sont-ils en perte de repère ? Non. Les repères sont moins visibles, mais ils existent et sont ceux qui structurent notre société capitaliste : le paraître, l’argent et la loi du plus fort.
L’arnaque du contrat social : un contrat où les engagements de la société ne sont pas tenus, que les jeunes ne veulent plus accepter après s’être fait "enflés " pendant des années (Ca a commencé par leurs pères…). La période symbolique de la scolarisation, et la réalité de la non-intégration sociale (emploi, logement…). Assimilation culturelle et non intégration sociale (aggravée par un clivage culturel traumatique).
Aspirations à une reconnaissance, à la fois dans leurs identités culturelles, et dans leurs pratiques de vie (les lieux qu’ils occupent…).Respect et dignité.
Les adultes :
Conflit inter génération : les adultes ne comprennent plus les jeunes et leur reprochent leurs comportements et attitudes.(bruit, occupation des caves, cages d’escalier). Sentiment de méfiance, de peur à leur égard.
Clivages plus ou moins forts, entre anciens et nouveaux habitants de ces quartiers.
Les politiques spécifiques aux quartiers
Ces politiques peuvent être des outils d’intervention, mais la qualité de celle-ci est dépendante de l’existence d’une réelle volonté politique.
Ces politiques spécifiques, assises sur des zonages, participent de la stigmatisation de ces espaces (et contribuent à leur donner un rôle de bouc émissaire des problèmes de la ville)
Question de la légitimité et de la fonction de ces politiques qui amènent souvent à perdre de vue le droit commun.
Un ensemble de politiques qui constituent un véritable empilement sans mise en cohérence ni approche de globalité. Elles conduisent généralement à un renchérissement des actions menées, et peuvent servir indirectement les intérêts particuliers de certains (ex les bailleurs sociaux qui revalorisent à bon compte leur patrimoine). Elles se résument trop souvent à des actions de prestige, ou à des actions à visées électoralistes. Elles s’organisent sous la forme d’une délégation d’action à des associations qui viennent en substitution des services municipaux. Des services publics assumés par des emplois précaires (ex : régie de quartier, Vivre en ville…)
Les associations
Quelle est leur place et leur rôle dans le développement local de ces quartiers ? Pourquoi échouent t-elles dans les quartiers ?
Problèmes soulevés : Un rapport à la municipalité organisé sur le mode du clientélisme et qui conduit à un mouvement d’autocensure des associations. Faible marge de manoeuvre. Le problème de leur financement sur projet empêche un travail de fond et son inscription dans le temps.
L’historique des rapports aux institutions : des années 60’, 70’ où toute initiative de terrain était étouffée, aux années 80’ où elles ont été appelées à combler les brèches (ex : de l’occupationnel occasionnel, "opération anti été chaud ", à l’occupationnel en continu…).
D’où la nécessité de libérer les initiatives, et d’y consacrer les moyens nécessaires.
Un problème majeur et lancinant : le logement
La politique de logement social et son institution municipale : l’OPAC.
Les difficultés d’accès au logement social de qualité.
La gestion problématique des mutations.
L’aberration budgétaire : 40 millions d’excédents, 120 millions de placement en bons du trésor pour l’exercice 1999.
Le principe inadmissible d’une politique du logement social "au moindre coût " : l’exemple des personnels de proximité (à Empalot, pour 7000 logements, 8 gardiens occupés à des taches de nettoyage).
PROPOSITIONS
Des propositions qu’il nous faut débattre approfondir et compléter
Faire une priorité de cette question :
à Motivé-e-s.
au sein des élections municipales comme un des enjeux majeurs
dans la politique de la ville(avec plus d’efforts financiers, sociaux, de formation.)
Arrêter les politiques de la ville spécifiques avec un retour au droit commun
Rendre ces lieux attractifs (multiplication d’initiatives culturelles, artistiques comme Racine, Ca bouge aux Nord)
Créer des lieux citoyens (de rencontre, d’échange, de débat...)
Nécessité de recréer du lien social, mais comment ? (Les seuls espaces cités ci dessus peuvent ils suffire ?)
Créer des lieux de culte
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