Ils-elles sont cadidat-e-s sur la liste Motivé-e-s

Paroles de candidat-e-s/Motivé-e-s

Première mise en ligne : 20 février 2001

Sylvie Mallon, artiste

« Nous vivons dans des sociétés où il y a de la place pour tout le monde. Tout le monde aspire à l’éducation, le savoir, la reconnaissance et le devenir. Les questions sont simples comme bonjour, pourquoi restent-elles sans réponses ? Aujourd’hui, la société a les moyens économiques pour que les choses pratiques de la vie courante et essentielle soient une chose acquise et ne soient plus un combat. La démocratie aujourd’hui ne prend son sens que si elle répond au droit à l’épanouissement pour tou-te-s. Si aujourd’hui il ne s’applique pas, nous pourrons rayer le mot du dictionnaire. Les problèmes, ils existent, mais ils sont le résultat d’une partie d’une société qui ne s’interroge plus. Et si elle ne s’interroge plus, c’est parce qu’elle est déçue des réponses vides de sens et sans espoir. La démocratie doit être plus large. Garer sa voiture en toute sécurité est un problème de société tout trouvé pour un régime où on oppose les gens les un-e-s aux autres pour conserver le pouvoir. Nous devons parler ensemble de ces problèmes qui nous concernent tous, jeunes et moins jeunes. Nous avons tous des idées et les mettre en place, c’est ça la démocratie participative. C’est ainsi en tout cas que je trouve ma place au sein de la liste Motivé-e-s. »

Marie-Christine Etelin, avocate

« Je n’ai jamais désespéré qu’un ’autre monde’ fut possible, et j’ai toujours su que, s’il survenait, ce serait dans ma rue, dans ma ville. Pourtant, des combats essentiels, il y en a eu : contre toutes les prisons, la prison dans la prison des QHS, contre les juridictions d’exception, la cour de sûreté de l’État et les juridictions militaires, la peine de mort et le garrot pour Puig Artich ; au MLAC (Mouvement pour la liberté d’avortement et de la contraception) et avec toutes celles à qui l’on disait que le viol, ce n’était pas si grave ; avec ces turbulents entêtés de paysan-ne-s qui renversaient dans leurs pratiques les idées reçues du Credo productiviste. La mondialisation arrogante, les transnationales empoisonneuses étaient dans ma rue : il fallait y aller pour arrêter le détricotage des droits péniblement gagnés. Bien sûr, je pouvais me contenter de traiter des affaires qui décoiffent, mais il faudrait alors se satisfaire des Toulousain-e-s revenant au ’pays’, politiciens professionnels aux ambitions incontrôlables, héritiers des clés de la ville. Cela, je n’en veux plus, la parole, on va la prendre avec tous ! Notre projet est de permettre cette parole aux travers de moments, de lieux qui la libèrent. Nous n’avons pas de solutions toutes prêtes, ni toutes faites. Mais ce programme, nous allons le faire ensemble, avec quelques idées de base, solidaires et radicales. Alors c’est décidé, on y va ! Pour la transparence, la participation de toutes et de tous aux décisions d’investissement, de fonctionnement, pour une discrimination positive en faveur des quartiers où les infrastructures urbaines sont en déficit, pour une appropriation collective de l’espace public et. pour un peu de place pour mon vélo. »

Michel Desmars, retraité syndicaliste

« Motivé-e-s, oui ! Parce que l’engagement syndical et associatif m’a appris à ne pas compter sur les élus et les organisations politiques pour obtenir des résultats, et encore moins pour changer le monde. Au mieux, ils promettent quand ils sont dans l’opposition, pour ensuite, arrivés au pouvoir, oublier leurs engagements. C’est dire que face aux problèmes posés par les mutations qui secouent notre société, il est vain d’attendre de la sphère politique des réponses. Motivé-e-s, oui ! Car je reste convaincu de la nécessité d’une transformation sociale face au capitalisme et aux ravages du libéralisme. Encore faut-il oeuvrer à l’émergence d’une nouvelle alternative politique débarrassée des scories du passé. Poser cette question, c’est se poser le problème de la rénovation des structures, du fonctionnement et des pratiques des organisations qui occupent le terrain politique. Après la décomposition, la recomposition du champ politique ne pourra s’opérer qu’à la condition de l’irruption dans celui-ci du mouvement social, des citoyen -ne-s pour mettre fin au règne des expert-e-s, à la conception qui présuppose l’incapacité des gens à faire de la politique. Motivé-e-s, oui ! Pour participer à la réappropriation du politique, à la reprise de la parole, à la création d’espaces où celle-ci pourra exister. Ecrire sur la recomposition politique dans les bulletins syndicaux, appeler à l’émergence d’une alternative politique au bas des tracts ne suffisent pas, et craignant surtout qu’au bout de longues années, ma main ne se fatigue à coucher sur le papier des phrases devenues voeux pieux, j’ai pensé qu’il fallait passer à l’expérimentation, même embryonnaire. L’idée d’une liste aux élections municipales lancée par Takticollectif m’a semblé être une occasion à saisir. Les municipales, parce qu’elles sont une élection proche des gens, et à Toulouse parce qu’y existe un mouvement social actif. Motivé-e-s, oui ! Pour, malgré l’absence regrettée de certains acteurs, la situation n’était pas assez mûre sans doute, poursuivre l’aventure avec toutes celles et ceux qui y participent, partager leur chaleur, leur enthousiasme, leur convivialité, leur écoute des autres. »

Ali Tehar, militant associatif

« Voilà c’est fait. Algérien installé en France depuis mon plus jeune âge, je suis français depuis plus de six mois et me voilà candidat sur la liste Motivé-e-s. Français depuis peu, et sur ce territoire depuis plus de trente ans. Trente années d’existence citoyenne au rabais. Pas le droit à la parole. Pas le droit de choisir une filière professionnelle où des critères nationaux et/ou racistes n’entreraient pas en jeu. Pas le droit à une affirmation culturelle et identitaire forte. Pas le droit de voter ou de s’exprimer à une quelconque élection. Pas le droit à de véritables lieux de culte quand on est musulman et que le maire de Toulouse préfère multiplier les garages à vélo comme lieux de prière plutôt que de permettre à cette communauté de sortir de ces ’trous à rats’ en leur délivrant un simple permis de construire. Liberté- Egalité- Fraternité, qu’ils disaient. Aujourd’hui français, j’ai donc la liberté de pouvoir m’exprimer pour ces prochaines élections. Merci à la République et pour les autres droits, qu’en est-il ? Le droit de vote ne vous protège ni du chômage, ni de l’exclusion, ni du racisme ou d’autres formes de discriminations. Pour les jeunes français-e-s issus de l’immigration dont je fais maintenant partie, le droit de vote s’accommode bien souvent du droit au chômage, au RMI, au CES, ou pour les plus méritant-e-s, à une ’promotion sociale’ où des emplois de vigiles, d’agents d’ambiance, médiateur-e, animateur-trice, portier leur sont « gracieusement » proposés. C’est ainsi que l’on peut accéder à un poste d’animation au C.C.P.D. mis en place par Mme de Veyrinas, à un poste de balayeur à la régie de quartier de Reynerie mise en place par Mme de Veyrinas, à un poste d’agent d’ambiance ( ?!?) dans les couloirs du métro pour l’association Vivre en Ville mis en place par Mme de Veyrinas. Enfin, si on est à la recherche d’un stage, on pourra toujours s’adresser à Mme de Veyrinas, présidente des missions locales de Toulouse et toujours dévouée présidente de l’OPAC pour un appartement à Bagatelle. La liste Motivé-e-s, c’est l’occasion pour moi, militant associatif sur les quartiers populaires, d’affirmer le droit à une existence pleine et citoyenne. Les associations issues de l’immigration ont toujours été l’objet d’un chantage à la subvention, que ce soit à la mairie ou chez les socialistes dirigeant le Conseil général. La carotte ou le bâton, tels des ânes dans le djebel. Leur travail n’est reconnu que s’il s’accompagne d’une paix civile dans les quartiers. Dans les années 80, grâce à l’autorisation donnée aux étrangers de mettre sur pieds des associations sans autorisation préalable, les militant-e-s de la ’nouvelle citoyenneté’ ont montré qu’intervenir dans la vie sociale et culturelle de leur quartier pouvait influer sur certaines décisions politiques. C’est pourquoi, 15 ans après, le moment est venu pour les quartiers qu’un droit de parole et d’actions politiques s’affirme dès à présent, bien au delà des élections. »

Elisabeth Heysch, orthophoniste

« Motivée, je le suis par une énorme envie d’amener dans le débat public les questions qui ’m’agitent’ depuis des années. Très investie dans la question du développement des pays du ’Tiers Monde’ et de la ’mal mondialisation’ qui exclut de la fameuse ’croissance’ la grande majorité des individus ici comme au Sud, je suis atterrée par le silence qui plombe ces questions. Maintenus dans l’ignorance des vrais enjeux en cours, les citoyens sont ’interdits’ de parole dans les grandes décisions qui dessinent l’avenir de leur Monde. Mon bout de chemin parcouru hors de France m’a surtout appris que les possibilités de démocratie que nous possédons ici sont un luxe faramineux dont on fait malheureusement peu usage. Pour moi, la participation « citoyenne » doit se faire avant tout au niveau local, que chacun s’implique dans son lieu de vie immédiat me semble le seul chemin qui mène à la rencontre réelle des autres, au débat. J’ai le culot de croire que nous pouvons aujourd’hui (même si la route risque d’être longue) faire de Toulouse une cité qui nous ressemble, dans un réel partage des richesses économiques et culturelles, avec un projet collectif où chacun ait sa place. Ce « toupet », cette envie de débattre et de faire avancer les questions essentielles de solidarité et de justice sociale, je les retrouve dans cette liste, sans ’calcul’ ni concession aucune au jeu politicien. Il s’agit pour moi aujourd’hui de me réapproprier mon droit légitime à peser sur le cours des choses avec l’espoir un peu fou de partager cette envie. »

Magyd Cherfi, artiste

« Je m’étais dit qu’on pouvait dire des choses, des choses désagréables mais justes. Je voulais faire de ma cité comme un exemple, un modèle de société à la métisse où chacun serait lui-même et un bout de chaque autre. Une utopie modèle réduit qui ferait l’envie de Paris. je voulais que nos parents aient cette salle où joueraient le musette et plein de derboukas, qu’on y fasse tajines et plein de confits d’oie et tous ces mariages et ces fêtes pas faites comme il aurait fallu. Je voulais du hip-hop et des petits jardins, et que les manouches aient pour leur tas de ferraille comme un vaste entrepôt, je voulais. Mais je me suis fait allumer d’avoir pas su me taire et quelques démocrates exite Capitole me l’ont dit de visu, si tu veux ton argent dis que tu n’as rien vu. Alors sur cette liste Motivé-e-s je voudrais bien leur mettre un coup de pied aux urnes citoyens. »

Christine Larroque

« Je suis candidate sur la liste Motivé-e-s....peut-être avec un peu de chance à la place 69...mais peu importe la place. Je suis surtout candidate à une vraie place dans la cité, dans la durée. Comme beaucoup de toulousains et de toulousaines, cela fait des années que je vois, m’indigne sur certaines choses qui se passent dans notre ville. Jusqu’à présent, je n’avais pas trouvé un engagement qui corresponde à mes attentes. Et puis sont venus des mots comme : « On n’est pas là pour apporter le bonheur ... », « le programme venez le faire avec nous... », « les affaires de la ville, si on nous les explique, on peut tous les comprendre... », « Y’en a assez de la fracture entre les citoyens et les élus... ». Tout ça est entré en résonance avec tout ce que je pense. Alors j’en suis ! J’en suis avec d’autres, enfin je ne suis plus seule avec des idées dans la tête. Je peux croire à une prise en compte de chacun en tant que personne, dans sa globalité. Je peux croire à des idées véritablement incarnées comme « démocratie participative ». Je peux penser que ces mots peuvent être autre chose que des coquilles de noix vides ! Je peux imaginer aussi que des belles comme des maisons citoyennes, comme la participation de chacun à la ville ne sont pas que des utopies ! Elles se font ailleurs, pourquoi pas ici ? »

Katia Fallone, étudiante

« Il ne suffit plus de constater chacun chez soi que la politique telle qu’elle est pensée, pratiquée et conduite ne nous convient pas, que les décisions prises sur le devenir de la ville ne nous satisfont pas, que la hiérarchie des priorités telle qu’elle est déclinée est tout simplement mal posée. Attendre passivement que les choses s’améliorent n’est sans doute pas dans mon tempérament. Ce que je constate, je refuse de le taire, ce que je déplore, j’ai envie de le transformer. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de m’engager sur une liste afin de contribuer activement à repenser la politique de la ville. Pourquoi cette liste et pas une autre liste de gauche ? Parce que la liste Motivé-e-s s’inscrit dans une démarche qui vise à redonner au citoyen toute sa place au sein de la cité, parce qu’elle porte en elle de nombreuses luttes danslesquelles je me reconnais, parce que je partage les valeurs qu’elle défend. Parce que la participation politique du citoyen se situe en amont du vote, dans la réflexion qu’il est capable d’engager sur les questions politiques, j’ai fait le choix de travailler avec celles et ceux qui sont motivé-e-s pour redéfinir les modalités du vivre ensemble : faire de Toulouse une ville où la justice sociale trouve un contenu, devienne visible et palpable ; où les questions de l’exclusion et des discriminations ne soient pas évoquées de manière succinte mais soient au coeur du débat public ; où les aspirations des citoyens deviennent des exigences bien comprises et entendues comme telles. Pour que certains quartiers de Toulouse ne soient plus relégués à la périphérie de la ville, pour que la culture trouve son droit de cité, pour peser davantage sur les décisions prises par les politiques...autant d’idées, dont les questions qu’elles font surgir méritent pour les résoudre, d’être portées au devant du débat démocratique. »

Fabien Maguin, journaliste

« Je suis motivé. Je l’étais avant d’être un candidat motivé. Je le resterai après mars. Ces élections sont l’occasion d’ouvrir une fenêtre, avec l’espoir que cela provoque un terrible courant d’air dans la maison municipale. On a compris que les portes du Capitole étaient bien fermées. Alors on veut entrer par cette fenêtre. Mais pas tous seuls. Ce courant d’air c’est toutes celles et ceux qui s’y précipiteront qui vont l’animer. On a l’obsession de rompre les pratiques politiques "professionnelles", de permettre la réappropriation de la décision par tou(te)s les habitant(e)s. Mais c’est aussi l’occasion de porter sur un terrain politique traditionnel les luttes légitimes menées par celles et ceux que les choix politiques des élu(e)s ignorent, méprisent et nous oppriment... Je fais ce choix parce que je suis un acteur de la lutte contre le chômage et les exclusions depuis plusieurs années. Je fais ce choix parce qu’à vouloir faire de la politique sans en faire on n’est plus compris. Parce qu’à dénoncer les politiques menées et travailler à élaborer des projets alternatifs au libéralisme, pour finalement toujours s’en remettre à "ceux qui décident pour nous", plus personne ne croit en l’utilité de se battre pour nos droits. Alors "Puisque c’est ça, on y va !". On y va et on y va vraiment motivè-e-s. On y va sans dogme et sans chapelle, mais avec des convictions radicales. On y va pas pour dire "nous on sait, et voilà pourquoi il faut voter pour nous", mais pour dire venez avec nous, venez réfléchir à notre vie à tous et toutes dans cette ville, discuter et partager, faire des choix et décider.... »

Joël Lecussan, artiste

« Je suis candidat sur la liste Motivé-e-s et ne suis pas encore inscrit sur les listes électorales ! Que les collègues se rassurent et les autres en soient sûrs, demain c’est fait ! Si la liste Motivé-e-s m’a rattrapé avant même les listes électorales, ça n’est pas pour rien. Par mon travail de metteur en scène, de ’ gestionnaire d’équipe cinématographique, ou par des expérimentations collectives tant artistiques qu’humaines telle que Mix’Art Myrys, j’apprends à raisonner en terme de ’possible tangible’. ’Possible’ parce qu’on s’en saisit ou pas, ’tangible’ parce que c’est là, c’est du concret, ça marche. Certains font des paris - et on nous encourage à en faire pour d’autres raisons - sur des chevaux, des boules numérotées ou des trucs à gratter. Je parie sur l’humain, sur cette complexité aléatoire, cette équation délicate. Cela n’est pas une révolution, c’est une attitude, une tentative quotidienne de tous les instants. Et ça se frotte, se confronte, s’échange, se construit. Ça se réapproprie se la parole, de l’écoute, ça génère du sens. Que cet apparent lyrisme n’aille pas faire croire à certains qu’il s’agit de doux rêves. La ’matière’ est là, c’est nous. Pareil au sculpteur avec sa pierre, à l’acteur avec ses mots on se la ’ coltine ’ la matière dans une étroite connivence, des bonheurs indicibles. Je retrouve cela dans Motivé-e-s la Liste. Je ne suis pas le seul et c’est bon. ON Y VA, ON Y EST ! »

Commission "Ma ville est un monde"

Solidarités entre TOULOUSE et le monde rural //
Groupe " Solidarité internationale " //
Groupe "Solidarités locales" //
Réunion du 13 novembre 2000

Commission "Pour une société non sexiste"

L’UNE CHANTE, L’AUTRE PAS... //
Commission pour une société non sexiste 18.12.00 //
Compte rendu de la réunion du mardi 12/12/00 //
Réunion du 9 janvier 2001

Commission "Quartiers et politique de la ville"

MOTIVE-E-S À NOTRE SANTE… //
Etats généraux du 4 février 2001 //
Compte-rendu de la commission du 10 janvier 2001. Les "cités " //
2ème réunion du mercredi 15 novembre 2000 //
1ère réunion du mercredi 8 novembre 2000

La campagne

Paroles de "Allez ouste !" //
Une liste pour Toulouse //
Texte fondateur de la liste "Motivé-e-s"

Les candidat-e-s

Ils-elles sont cadidat-e-s sur la liste Motivé-e-s //
MOTIVE-E-S : la liste

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