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Les Motivé-e-s de Naplouse
Nous délégation Motivé-e-s de Toulouse, sommes actuellement pour la moitié d’entre-nous à Naplouse en Palestine.
Nous avons été témoins il y a deux jours des tirs de missiles détruisant des bâtiments civils, sans intérêts militaires. Cette nuit, alors que nous venions juste de revenir, après des heures d’attente aux check-points (les barrages) où les militaires israéliens, en toute illégalité des accords internationaux, des accords d’Oslo, imposent des heures d’humiliation, d’attente aux familles, femmes, hommes et enfants, aux ambulances. aux check-points, nous avons été témoin des tirs contre les habitations du camp de réfugié-e-s de Balata.
Cette nuit, une femme, militante associative dans un centre de femmes, et un homme ont été tué-e-s. Tué-e-s car Palestinien-ne-s, tué-e-s car habitant-e-s Naplouse, la ville où un jeune homme de 18 ans dans un acte désespéré est mort hier avec ses explosifs.
Nous sommes contre la violence, la violence armée, comme la violence de l’état. Ici, tous les jours nous constatons comment tout est fait pour tuer tous les rêves d’avenir des hommes et des femmes, pour les pousser au départ, ou à des actes suicidaires. Nous avons rencontré des associations palestiniennes, des associations juives antisionistes. Tout le monde est d’accord. A Naplouse, comme à Tel-Aviv : ici se joue un ethnocide, où une partie d’un peuple, ses soldats, essaient de nier à un autre peuple les droits élémentaires auxquels a droit chaque personne humaine : le droit à la paix, à la sécurité, à la santé, à l’amour.
Nous sommes aussi témoins de la façon dont les efforts des palestinien-ne-s d’avancer vers la paix sont réduits à néant. Comment expliquer les bombardements des prisons où sont présents des militants du Hamas ? Qui veut la paix ? Qui cherche la guerre à tout prix ?
Nous tenons à témoigner notre solidarité avec les familles des victimes. Nous la témoignerons dans la rue aujourd’hui, à côté des femmes, des hommes et des enfants.
Nous appelons tou-te-s nos ami-e-s de France, d’Israël et d’ailleurs à tout faire pour que cessent ici les crimes contre l’humanité dont nous sommes témoin.
Naplouse, 11 heures, mardi 19 février 2002.
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