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Après le résultat de ces élections, nous pouvons dire que nous vivons une crise politique majeure, une véritable crise de la représentation politique. Chez les Motivé-e-s, nous pensons que cette crise a des causes profondes, nous pour qui l’irruption dans le débat politique a été incitée par la fracture démocratique que nous vivons entre chaque élection. Avec l’absence de moyens d’expressions citoyennes et de démocratie participative, le seul vote est devenu non plus l’outil d’un choix mais d’une sanction.
Les thèmes de l’insécurité ont atteint un niveau jamais égalé dans les discours médiatiques. Les journaux télévisés n’ont été que colonnes de faits divers et la campagne de Jacques Chirac et de ces lieutenants a honteusement instrumentalisé les peurs. Le candidat Jospin et son parti aussi portent une lourde responsabilité dans la situation : à jouer la partition sécuritaire et droitière, ils ont allumé l’incendie qu’ils demandent d’éteindre.
Ce second tour nous renvoie à la honte d’avoir le choix entre Chirac et Le Pen. Alors devant une telle situation certain-e-s Motivé-e-s voteront Chirac, d’autres ne voteront pas. Mais tou-te-s participeront activement aux initiatives anti-fascistes qui vont s’organiser entre ces deux tours et au-delà.
Aujourd’hui la responsabilité de toutes les forces de gauche, organisée ou non, est d’ouvrir à tou-te-s les citoyen-ne-s le grand débat public qui s’impose sur ce que doit être aujourd’hui l’action politique qui rassemble et ressemble à celles et ceux qui sont concerné-e-s par ce débat. C’est pourquoi, nous demandons à celles et ceux qui ne se retrouvent pas dans la vie politique et ses temps électoraux, chômeurs et chômeuses, salarié-e-s précaires, jeunes …, de ne plus attendre et de prendre toute leur place de citoyen-ne-s. C’est pourquoi nous proposons également à tou-te-s celles et ceux, immigré-e-s ou issu-e-s de l’immigration, d’oser exprimer une parole politique et de trouver leur place dans les initiatives qui leur conviennent.
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