PROSTITUTION : 3 textes pour réfléchir et pour débattre

Deux textes qui suivent proviennent du site "Les Pénélopes" qui a pour but de diffuser des informations, utilisant tous types de médias, du point de vue des femmes et de favoriser l’échange et la diffusion de ces informations en faveur de toutes les femmes du monde. Il propose un dossier rassemblant de très nombreux textes autour de la prostitution.

www. Penelopes.org

Première mise en ligne : 1er février 2003

La prostitution, un métier comme quel autre ?

Bien que depuis des siècles les politiques publiques portant sur la prostitution fassent l’objet de débats sociaux enflammés, il y a une distinction à faire entre le débat ancien et le débat moderne. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que ce débat oppose deux courants de pensée féministes également centrés sur une perspective des droits humains. On ne peut plus, comme autrefois, accuser le nouveau courant abolitionniste d’être sous l’influence du courant religieux conservateur et moraliste.

Deux courants de pensées

Les voix féministes qui refusent de normaliser la prostitution, la considérant non comme un métier mais comme une violence et une exploitation sexuelles inacceptables de nos jours, se font entendre avec de plus en plus de force à travers le monde. Il est donc faux de prétendre, comme le font certains, que si on s’oppose à la légalisation de la prostitution, c’est qu’on regarde la question "à travers la lorgnette de valeurs morales" ou qu’on suit la pente glissante de la répression. C’est là une façon démagogique de dénigrer le courant qui s’oppose à la légalisation afin d’éviter de faire le débat sur les questions de fond.

Il faudrait à mon avis recentrer tout le débat actuel entourant la prostitution sur les enjeux sociaux et les conséquences à long terme des solutions proposées. Il est indéniable qu’avec la mondialisation des marchés et des communications, les politiques en matière de prostitution adoptées ici auront inévitablement des conséquences dans d’autres pays, et inversement. C’est pourquoi on ne peut faire l’économie d’une analyse globale de la question avant de prendre position.

Des visions politiques divergentes

Pour faire face à l’explosion de la prostitution et du trafic sexuel observée à l’échelle mondiale, diverses visions politiques s’affrontent à ce sujet. Les solutions proposées ne font nulle part l’unanimité. Vaut-il mieux libéraliser totalement le marché du sexe pour sortir la prostitution de la clandestinité et permettre aux personnes prostituées d’améliorer leurs conditions de "travail" ou au contraire adopter des règles plus strictes visant à freiner son expansion afin de protéger les droits humains des personnes prostituées et des recrues potentielles ?

La première option, appuyée par un mouvement international qui se présente lui-même comme un "mouvement de défense des droits des prostituées" et qui est représenté officiellement dans les instances de la FFQ, prône la décriminalisation totale de tous les actes et de tous les acteurs liés à la prostitution. Ce courant est appuyé par les Pays-Bas et un nombre croissant d’intellectuels et de groupes progressistes s’opposant à la répression.

Mais d’autres voix s’élèvent qui défendent également les droits humains des personnes prostituées et sont appuyées par elles, s’opposant fermement à la libéralisation préconisée. Cette solution, disent-elles, ne ferait que légitimer le système prostitutionnel, qui prend de plus en plus l’aspect d’une nouvelle forme d’esclavage, et laisserait le champ libre à l’exploitation massive de millions de femmes et d’enfants dans le monde. Ce mouvement international est largement appuyé par des groupes de femmes de la base, alarmées par l’ampleur de ce phénomène.

Le deuxième courant préconise un ensemble de mesures visant à lutter plus efficacement contre l’expansion de la prostitution et du trafic sexuel sans pour autant criminaliser les personnes victimes de cette exploitation. Il prône donc la décriminalisation des personnes prostituées elles-mêmes mais la criminalisation accrue des proxénètes et des trafiquants ainsi que la pénalisation des clients, sans lesquels il n’y aurait pas de demande pour la prostitution.

La criminalisation des tierces personnes

Plus que la question des proxénètes, la pénalisation des clients soulève partout une controverse. Il est bien évident qu’on ne peut mettre sur un pied d’égalité le client occasionnel et le proxénète qui exploite une ou plusieurs femmes à long terme. Une loi pénalisant les clients a d’abord une valeur symbolique. Ses partisans soulignent qu’elle donne un message clair selon lequel la marchandisation des rapports sexuels n’est pas acceptable dans notre société. Elle doit être accompagnée d’une campagne d’éducation visant à changer les mentalités à long terme afin qu’on cesse de banaliser et de considérer comme anodin le fait d’acheter une autre personne dans le but de réaliser ses propres fantasmes sexuels, sans égard pour les sentiments ou le plaisir de l’autre.

C’est cette déshumanisation des rapports sexuels qui caractérise la prostitution et qui la rend extrêmement dommageable, physiquement et psychologiquement, pour les personnes engagées de gré ou de force dans cette activité. Bien entendu, aucune loi ne peut à elle seule éliminer une activité jugée socialement indésirable. Des programmes sociaux visant à aider les personnes qui le souhaitent à quitter la prostitution et à trouver des alternatives économiques viables sont également nécessaires pour lutter efficacement contre cette forme d’exploitation.

Refuser la libéralisation de la prostitution

La vision politique des gens qui réclament la décriminalisation totale correspond en fait à une libéralisation et une déréglementation du marché du sexe. Sous l’apparence d’un combat progressiste fondé sur un discours axé sur les libertés individuelles et la tolérance, cette option s’inscrit dans une vision politique mercantile plus générale. Il s’agit d’une vision néolibérale prônant le credo de la privatisation, la libéralisation et la déréglementation qu’on voudrait appliquer à tous les domaines, laissant au libre marché le soin de prétendument régler tous les problèmes sociaux.

Cette vision politique, de plus en plus contestée par les mouvements sociaux critiques de la mondialisation, ne fait que nier le rôle de l’État comme régulateur nécessaire des appétits voraces d’un marché aveugle et sourd au respect des droits humains fondamentaux.

Il me paraît inconséquent d’appuyer la libéralisation de la prostitution alors qu’on cherche par ailleurs à s’opposer à la mondialisation tous azimuts des marchés qui fait fi des enjeux sociaux et environnementaux. À mon avis, ce serait une grave erreur stratégique si jamais la Fédération des femmes du Québec en venait à appuyer le courant de pensée préconisant la libéralisation totale de la prostitution sous prétexte de respecter les choix individuels des femmes prostituées.

Cela isolerait les féministes du courant inverse et aurait pour effet de laisser au seul courant conservateur le soin de s’opposer à la banalisation et à la légitimation de la prostitution. J’ose espérer que le mouvement féministe du Québec, qui a lancé la marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence faite aux femmes, saura reconnaître une des manifestations les plus visibles de la pauvreté et de la violence qu’est la prostitution aujourd’hui.

Des solutions alternatives, axées sur le respect de l’intégrité physique et mentale de toutes les personnes concernées, prostituées et non prostituées, doivent être trouvées si on veut continuer de défendre les principes de liberté et d’égalité de toutes les personnes. Il nous faut résister collectivement à la tendance voulant nous faire croire qu’il s’agit d’un "métier comme un autre". Pardon, un métier comme quel autre ?

Yolande Geadah - juillet 2002 [1]

[1] Publié dans Le Devoir, Montréal, puis sur le site http://www.sisyphe.levillage.org.

Prostitution : pour un abolitionnisme féministe

(extrait)

Redéfinir les termes du débat

Lisons bien : abolitionniste. Ne lui substituons pas, "prohibitionniste". Le système prohibitionniste interdit la prostitution, et réprime les personnes qui s’y livrent, l’organisent et l’exploitent (mais non celles qui l’utilisent en tant qu’acheteurs). Le système abolitionniste réprime uniquement les exploiteurs des personnes prostituées, qu’il désigne comme des victimes. C’est pure malveillance que de prétendre que les deux se valent.

Le mouvement abolitionniste a pris naissance en Angleterre, ou fut fondée en 1875 la Fédération Abolitionniste Internationale (FAI). Grâce à son action, fut approuvée par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 2 décembre 1949, la Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui. Cette Convention rejette la notion de consentement de la personne prostituée, qui ne saurait blanchir les personnes tirant profit (de quelque façon que ce soit) de la prostitution d’autrui. Huit pays de l’Union européenne l’ont ratifiée : Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Italie, Luxembourg, Portugal... et la France, qui s’est en conséquence dotée d’une législation s’en inspirant.

Les mesures comprises dans le projet de loi Sarkozy rompent avec la position abolitionniste de la France ; elles flirtent sournoisement à la fois avec le système prohibitionniste (pénalisation des personnes prostituées) et avec le système réglementariste (interdire la rue aux personnes prostituées, c’est les pousser vers les maisons closes, et donc livrer celles qui n’y seraient pas encore tombées aux mains des proxénètes). Oui, elles sont emblématiques d’un durcissement de "l’ordre moral" : elles entérinent la "nécessité" de la prostitution, tout en la stigmatisant davantage (Cachez cette misère que je ne saurais voir). Il ne viendrait à l’idée d’aucun-e défenseur-e du système abolitionniste, même sous sa forme actuelle très imparfaite, de les approuver. Et pourtant, il faut déployer beaucoup d’énergie pour en convaincre les réglementaristes, dont la stratégie use et abuse de l’amalgame entre abolitionnistes et "moralistes".

Il est aisé de jouer sur la confusion des mots, car, comme le souligne Marie-Victoire Louis : " Tous les mots, tous les termes, tous les concepts que nous employons ont été constitués dans et par des analyses considérant la prostitution comme "normale", "naturelle", "évidente", " justifiée", "nécessaire". Et qu’à ces termes se sont ajoutés en outre ceux issus du libéralisme patriarcal. Tous les mots, termes, concepts employés - porteurs de siècles de légitimation de la domination patriarcale, aujourd’hui relégitimée et aggravée par le marché - doivent donc être repensés avec ce double regard critique.". Dénoncer la domination patriarcale, en en pointant les désastreux effets, c’est aussi proposer un autre projet de société : où voit-on là une position rétrograde ?

Les personnes et/ou associations se réclamant de la "défense" des personnes prostituées accusent en outre les abolitionnistes de méconnaître la réalité de ces personnes - pire : de les mépriser. Une stratégie de culpabilisation employée tant en Europe qu’outre-Atlantique. C’est feindre d’ignorer que parmi les abolitionnistes, figurent des survivantes de la prostitution, des médecins, des travailleur-ses sociaux..., qui connaissent au contraire fort bien la réalité du système prostitutionnel et exposent à qui veut bien les entendre en quoi elle consiste : état de santé psychique et physique lamentable, causé par la situation prostitutionnelle en elle-même, indépendamment même des violences "annexes" que les personnes prostituées subissent, parce que l’acte sexuel non consenti est déjà une violence.

Et puis... Voudrait-on interdire aux féministes de refuser la prostitution ? Voudrait-on interdire aux intellectuel-les de penser la société ?

La traite, une nouvelle forme de colonisation

La réalité actuelle de la prostitution, ça n’est certes pas un "artisanat à la bonne franquette", mais une industrie tentaculaire, qui s’est considérablement développée durant la dernière décennie et génère les plus gros profits après ceux de la drogue et des armes. Une des facettes de la mondialisation néo-libérale dont les femmes paient le prix fort. Comme on pille les matières premières de certains pays, comme on fait venir et renvoie des contingents de travailleur-ses au gré des caprices du marché du travail, comme on délocalise des usines pour exploiter une main d’œuvre bon marché, comme on évacue des industries polluantes en territoires lointains, on "exporte" des femmes, enfants (et hommes, dans une moindre mesure) des pays pauvres vers les pays riches. Les "marchandises" proviennent d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine, des pays d’Europe de l’Est, par centaines de milliers. On peut aussi les "consommer" sur place, grâce aux bons offices des organisateurs du tourisme sexuel, avec la bénédiction de certains Etats n’hésitant pas à considérer ce "commerce" comme un facteur de développement (quand ils négligent de soutenir les initiatives d’économie solidaire par lesquelles les femmes, partout dans le monde, œuvrent à un développement durable digne de ce nom). Les conflits armés favorisent cette "industrie" (là où il y a des soldats, y compris des forces "de paix", il y a des bordels), la paupérisation croissante des femmes "l’approvisionne", le culte du profit la légitimise. Utiliser des termes marchands quand on parle d’êtres humains, est-ce cruel et cynique ? Cela reflète la réalité, la vraie : des êtres humains sont traités comme des marchandises. [.....]

L’Europe divisée, la Suède en pointe

Or, en Europe, les dits "réglementaristes" sont puissants. Ils ont imposé leurs vues, après les Pays-Bas, en Allemagne. Qu’entend-on au fait, par ce terme ? Drôle d’opposition ! Comme si les abolitionnistes n’avaient pas eux aussi, imposer des règles à la prostitution - fondamentalement différentes, certes. Sont ainsi désignées les personnes revendiquant pour la prostitution le statut de "métier comme un autre". Comme quel autre ? Dans quel secteur professionnel impose-t-on des conditions de "travail" semblables à celles des bordels ? Tout le monde s’entend à dénoncer, à juste titre l’exploitation des enfants dans les usines des pays pauvres comme un esclavage (à abolir, justement). Et on voudrait légaliser l’exploitation du corps d’autrui ?

Bien sûr, ça n’est pas en des termes aussi crus que les réglementaristes présentent leur projet. Certains n’hésitent pas à le qualifier de "féministe" : il s’agirait de faire respecter la "liberté" de se prostituer, ce qui irait dans le sens de la revendication du droit pour les femmes à disposer de leur propre corps. Cynique distorsion, car ce que les féministes revendiquaient (et revendiquent toujours), c’est, via notamment le droit à contrôler sa fécondité, celui de définir et vivre sa sexualité librement (dans les limites définies par les lois). C’est-à-dire de ne plus être un objet de "plaisir" à la disposition des hommes. Or, la prostitution existe justement pour satisfaire les désirs et fantasmes masculins (quel que soit le sexe de la personne prostituée) quasi exclusivement. Et qui enrichit-elle, sinon des hommes ? (Très peu de personnes prostituées s’enrichissent, c’est une des raisons pour lesquelles elles rencontrent tant de difficulté à s’en sortir). En outre, qui, parmi les personnes prostituées, a eu le loisir d’exercer, ou non, la dite "liberté" ? Parmi celles (minoritaires) qui se disent consentantes, combien n’ont subi aucune pression ? Combien n’affirment leur "liberté" que par réaction à la stigmatisation dont elles sont victimes, parce qu’il est pour n’importe quel individu douloureux d’admettre que sa vie est basée sur un non-choix ?

En transformant les personnes prostituées en "travailleur-ses du sexe", on transforme du même coup les proxénètes en honnêtes commerçants. En feignant de croire à leur bonne foi concernant le consentement des personnes qu’ils exploitent, en fermant les yeux sur les violences inhérentes au système prostitutionnel, les Etats se font leurs complices.

La Suède a suivi un tout autre chemin. C’est le seul pays au monde où l’acte d’achat sexuel est réprimé par la loi. Cette loi adoptée en janvier 1999 mûrissait depuis 1975, sous l’impulsion des féministes, à la faveur d’une presque parité politique. Partant du principe que la prostitution n’est pas compatible avec la dignité humaine, la Suède a mis en œuvre le moyen le plus simple et accessible pour tendre à son abolition : casser le marché en supprimant la clientèle. Voilà qui suppose aussi un changement radical des mentalités. Trois ans après, 81% des Suédois-es se sont affirmé-es favorables à la loi. Peu importe qu’ils aient ou non répondu en toute sincérité : la loi a attiré leur attention sur l’indignité de la prostitution, il n’est déjà plus de bon ton de se prononcer en faveur de son maintien, la réflexion suivra forcément. L’esclavage a été aboli en dépit de l’opposition des planteurs. Pourquoi se soucierait-on davantage des "besoins" des clients de la prostitution ?

Ses adversaires ont clamé que cette loi n’avait fait que repousser les prostituées dans la clandestinité - réputée, aux yeux des réglementaristes, plus dangereuse que le commerce organisé ; alors que d’une part, la légalisation n’a jamais empêché le trafic d’êtres humains dans la plus parfaite illégalité ; d’autre part, les proxénètes "légaux" n’en deviennent pas pour autant non-violents ; enfin, on ne peut compter sur eux pour contrôler les violences des clients au risque de les mécontenter. En fait, la loi suédoise a eu pour effets de dissuader un très grand nombre d’acheteurs de services sexuels potentiels, donc d’éloigner les proxénètes et trafiquants, donc de diminuer le nombre de femmes entrant dans la prostitution. A l’inverse, dans l’Etat de Victoria en Australie, où les bordels ont été légalisés en 1980, leur nombre a doublé en 10 ans.

Le principe de la pénalisation des clients heurte encore beaucoup de gens. Il serait trop "dur" pour les pauvres hommes. De fait, il en finit avec leur prétendu droit à satisfaire leurs pulsions prétendues irrépressibles en se servant du corps d’autrui. Il porte un coup fatal à leur domination. Mais n’y a-t-il donc sur terre que des hommes épris de cette domination, avides de l’exercer, gouvernés par cet impératif dans leurs relations sexuelles ? N’y a-t-il que des hommes qui dissocient rapport sexuel et rapport humain ? Non, nous ne pouvons le croire. Alors pourquoi tant de ceux qui, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique latine, en Asie, ont unifié leurs voix contre la mondialisation néo-libérale, contre la dictature des marchés, contre les inégalités, restent silencieux dans le débat sur le système prostitutionnel ?

La prostitution n’est pas une "affaire de femmes". Certes, les féministes, lesbiennes y compris, ne doivent pas se laisser déposséder du débat. Mais les hommes qui ne se reconnaissent pas dans la définition de leur sexualité (désir et plaisir) qu’implique l’existence de la prostitution, qui s’en sentent humiliés, avilis, qui désirent et/ou pratiquent déjà des relations entre les sexes (jusque dans les rapports hétéro-sexuels, où se réfugie volontiers sournoisement le machisme) égalitaires, riches, ouvertes sur le partage, doivent le dire haut et fort. Parce qu’il représente un véritable projet de société, l’abolitionnisme féministe est l’affaire de tous et de toutes.

Dominique Foufelle - octobre 2002

Texte paru dans : Nouvelles questions féministes, n°2/2002 ? p. 137.

Sexe : de l’intimité au "travail sexuel", ou prostituer est-il un droit humain ?

(extrait)

Le droit au travail

L’optique du droit au travail soutient que, là où les options économiques offertes aux femmes sont inadéquates, pauvres, ou franchement mauvaises, la prostitution peut être la meilleure alternative, et qu’en tout cas, c’est un travail qui ne fait de tort à personne, puisque les deux parties les plus directement concernées s’accordent sur ce qui se passera dans l’échange prostitutionnel. Là encore, on néglige un fait essentiel : si les femmes subissent fréquemment les violences dans la prostitution, ce n’est pas simplement parce que les lois ne les protègent pas, ou parce que les conditions de travail ne sont pas ce qu’elles devraient être, mais parce que l’usage des femmes par les hommes dans la prostitution et les actes qui y sont accomplis sont la mise en pratique, sur le plan sexuel, d’une culture et d’un système de subordination des femmes. Par conséquent, la violence et la dégradation, même sans passage à l’acte, sont des conditions inhérentes à la sexualité prostitutionnelle. Car, d’une part, la violences est toujours possible et, d’autre part, la sexualité vénale implique de pouvoir imposer le type d’acte sexuel qui sera pratiqué. Un client à qui une prostituée (ou son épouse d’ailleurs) refuserait un acte sexuel particulier, ou un rapport sans préservatif, pourra toujours louer une autre femme qui sera davantage dans le besoin et accèdera à sa demande. C’est donc une autre femme plus vulnérable qui en subira les dommages.

Cécilia Hofman, Coalition contre le trafic des femmes, Asie Pacifique

Algérie

Pour un Forum Social en Algérie //
Collecte de solidarité à Cahors //
Collectif toulousain de solidarité avec les sinistrés du séisme en Algérie //
Collectif toulousain de solidarité avec les sinistrés du séisme en Algérie : les photos //
Vendredi 6 juin couscous de solidarité à l’Algérie

Atelier Motivnet

Compte rendu de la réunion du 20 novembre //
Compte-rendu de la réunion du 20 mars 2002 //
Compte rendu de l’atelier Motivnet du 13/06/2001 //
Compte rendu de la réunion "Motivnet" du 30 mai //
Quand la communication communique

Autour des élu-e-s

Au Conseil Municipal , Motivé-e-s tombe aussi le bilan ! //
Au prochain conseil du 22 mars

Com des hommes

Autour de l’initiative sur la double peine //
Compte rendu de la première commission "Com des hommes" //
Réunion "hommes" mercredi 30/10 à 19h au local.

Communication

CR de la réunion communication du 25 Juin //
Compte rendu Commission Communication du 21/05/2001

Culture

forum social du grand sud : atelier "Marchandisation de la Culture, uniformisation de la Culture" //
Des acteurs/actrices culturel-le-s parlent aux décideurs/décideuses de la culture //
première compilation franco-palestinienne //
Du nouveau du côté de la com’culture... //
Contribution au projet de contrat d’agglommération du grand toulouse de la commission musiques actuelles du Couac

Démocratie

Situation sociale Toulousaine après les élections municipales

Éducation

RENCONTRES INTERNATIONALES de L’EDUCATION NOUVELLE //
du dispositif emploi-jeune aux "assistant-e-s d’éducation"... la grève la plus inaperçue qui soit ! //
nous écrire //
la com’éducation suspend ses activités pour une durée indéterminée... //
Forum du CLAE vers le CEL : 30 novembre 2002

Face aux politiques sécuritaires

La pétition contre les lois Sarkozy //
Compte-rendu de la commission lois sécuritaires du 28.11 //
La Loi Sarkozy dans le texte //
Les réunions reprennent, les manifs se préparent

Finances

COMMISSION FINANCES DE MISE AU POINT DU 6 FEVRIER 02. //
TRAVAIL SUR LA FUTURE COMMISSION FINANCEMENT DU WEEK-END MOTIVE-E-S, DU 12 ET 13 JANVIER 02.

Groupe Palestine

TA’AYUSH à TOULOUSE //
Lettre ouverte à ceux qui nous gouvernent //
Texte d’appel pour le rassemblement du 27 février 2002 à Bruxelles //
Des motivé-e-s en palestine : grâce à vous on y va !!! //
La presse parle de notre rencontre avec Leïla Shahid suite....

Immigrations

initiatives janvier //
Compte-rendu de réunion //
LA DOUBLE PEINE : INDULGENCE OU ABROGATION ?

Interlocale

Conférence de Presse annonçant la création de ’L’interlocale’ : mardi 21.05.02 à 11 heures 30

Nos pratiques politiques

Compte rendu de la réunion du 21/10 //
Compte rendu de la réunion du 24 / 01 //
Groupe de travail "orientations & pratiques politiques"

Politique de la ville

Nouvel article //
13 février à 20h au local

Pour une société non sexiste

Communiqué à propos de la prostitution //
PROSTITUTION : un autre texte pour réfléchir et débattre //
PROSTITUTION : 3 textes pour réfléchir et pour débattre //
Déviriliser la vie politique, le politique, et la politique

Sujets d’actualité

Misère Démocratique //
Les Motivé-e-s ne soutiennent aucun-e candidat-e aux élections présidentielles

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