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Stéphanie, la jeune mère de famille dont le nouveau-né a été retrouvé mort le 22 mars 2004 a été mise en examen pour infanticide le 29 mars 2004 et placée en détention provisoire le 29 avril 2004 alors que les causes de la mort du nouveau-né étaient encore inconnues. Un rapport d’expertise anatomo-pathologique des poumons de l’enfant mort-né a été rendu au mois de juillet. Ce rapport a été effectué, à la demande de la juge d’instruction en charge du dossier, par un professeur de la faculté de médecine. Il décèle à l’analyse microscopique des tissus pulmonaires une "présence de liquide amniotique" et une absence de "stigmates pouvant évoquer une asphyxie ou une suffocation".
Ce rapport vient définitivement fermer la seule piste existante de mort provoquée volontairement et devrait logiquement orienter l’enquête vers la thèse accidentelle. En effet, l’inhalation de liquide amniotique est une cause importante de mort à la naissance. Pourtant 7 semaines après la remise de cette expertise officielle, Stéphanie est toujours accusée de meurtre et elle est toujours en prison. L’institution judiciaire sait maintenant que cette jeune femme a été victime d’une tragédie
épouvantable. D’après les médecins, y compris les experts nommés par la juge d’instruction, elle a subi un important traumatisme psychique qui nécessite des soins appropriés. Quelle est alors la signification du maintien en détention ? L’État français a-t-il une si grande haine des femmes en souffrance et des mères de famille victimes de dépression qu’il les considère a priori comme des criminelles ? Ou bien est-ce la personnalité, le mode de vie et l’engagement politique de Stéphanie qui
ne conviennent pas ?
Dans tous les cas il s’agit là d’une affaire gravissime dans une société qui se veut démocratique.
Les amis de Stéphanie
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